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Long de 102 minutes, La Reine des Neiges est réalisée par Chris Buck et Jennifer Lee, cette dernière ayant été un an plus tôt coscénariste sur Les Mondes de Ralph. Sorti pour les fêtes, ce nouveau long-métrage au contexte hivernal s’inscrit dans des thèmes largement classiques : la famille, la liberté, l’amour.

Mais il a aussi le mérite d’en proposer une nouvelle vision, comme nous en avons l’habitude depuis déjà plusieurs années. Même si nous retrouvons, comme dans
Raiponce, une histoire de princesse et de prince charmant, La Reine des Neiges s’efforce de ne pas retomber dans les clichés dont on tend à affubler ses prédécesseurs et de jouer dessus afin de nous proposer un conte véritablement moderne. Et elle y parvient brillamment.



Des personnages passionnants
Le gros point fort de La Reine des neiges, surtout comparée à ses prédécesseurs, consiste sans doute en ses personnages plus développés qu’à l’accoutumée. Certes, on n’a pas grand-chose à apprendre d’un Sven ou d’un Olaf (le renne muet et le bonhomme de neige simple, les deux personnages comiques du film), et les personnages tels que Kristoff, importants mais néanmoins de second rang, paraîtront tout de même pauvres.


Cependant, les deux héroïnes, Elsa et Anna, sont captivantes de par leurs différences radicales de personnalité et de psychologie : Elsa, la reine froide, est distante et solitaire, tandis qu’Anna, la cadette avide de liberté et de vie, pulse d’enthousiasme. Les premières minutes du long-métrage sont d’ailleurs consacrées à leur description et à leur comparaison, notamment lors des très belles chansons en duo, éclatantes de contraste tant leurs caractères diffèrent. L’interaction entre ces deux Némésis offre une réelle force à l’œuvre qui en sort considérablement enrichie.



Un trio gagnant : action, humour, émotion
La Reine des Neiges ne vous laissera d’ailleurs guère le temps de vous ennuyer, car aux phases d’humour ou d’action succèdent celles d’émotion et réciproquement. En ce domaine, les studios Disney ont fait fort car les transitions se déroulent naturellement, notamment grâce aux personnages d’Olaf et de Sven, à qui tout être normal finira très vite par s’attacher. Comment en effet résister à un Sven toujours prompt à faire le pitre avec les flocons et la glace, ou à un Olaf dont le plus cher souhait est de se dorer sur une plage d’été ?


L’humour est également véhiculé par d’autres personnages importants du long-métrage, dont je tairai le nom pour ne pas vous spoiler. Quant à l’émotion, les deux sœurs sauront vous en procurer à foison, avec les très belles scènes et les nombreuses chansons qui jalonnent le film de son commencement à sa conclusion. Ajoutez à cela une action effrénée, renforcée par le caractère oppressant d’un hiver estival, et vous obtenez le subtil mélange de dynamisme typique des films Disney.



Des stéréotypes cassés
L’autre gros point fort de La Reine des Neiges, et elle marche en cela dans les traces de Raiponce, est de casser les stéréotypes que l’on associe habituellement aux dessins animés Disney impliquant des princesses en vedette. Le scénario se fera ainsi un malin plaisir de vous amener à des situations largement vues et revues (l’identité du méchant, l’histoire entre la princesse et son prince charmant, le classique baiser d’amour sincère…) pour vous proposer, au dernier moment, un dénouement totalement différent et absolument surprenant. Le résultat est une intrigue dont on peine à deviner l’évolution, et c’est tant mieux ! Moins on peut prévoir, plus on est absorbé !




Musique et images au service de la narration
Je finirai sur un petit mot quant aux images du film. Rien de bien exceptionnel dans la Reine des Neiges : nous avons là un résultat habituel, comparable aux dernières œuvres Disney parues au cours de ces quelques dernières années, telles que Les Mondes de Ralph, Raiponce ou encore La Princesse et la Grenouille. Pas de quoi se flatter particulièrement, mais pas non plus de quoi être déçu : on reste dans ce qui se fait couramment.


La musique est globalement bien orchestrée et joue correctement son rôle d’accompagnement, mais là non plus, il n’y a pas spécialement de quoi se vanter. Elle ne marque pas plus les esprits qu’elle n’est ignorée par eux. Tout au plus certains, les plus allergiques au genre, se plaindront-ils de l’abondance des chansons qui foisonnent au début de l’aventure. Mais là encore, tout est relatif.

Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de tester la 3D ; vous devrez donc vous fier à vos dernières expériences en la matière avec les studios Disney !



Conclusion
Depuis La Princesse et la Grenouille, les studios Disney aiment nous proposer des histoires aux consonances retro, remixées à une sauce plus moderne. Le résultat est bluffant et beaucoup seront séduits par cette intrigue rafraîchissante, par cette confrontation entre deux sœurs aussi proches que distantes, par cette petite clique de personnages auxquels on s’attache très vite. Comme quoi, la magie Disney n’a pas disparu : elle est là, et elle sera toujours là !

En ces temps où les films d’animation ont du mal à susciter l’intérêt du public,
La Reine des Neiges est un petit délice glacé et fondant à consommer sans modération. Ceci étant dit, n’oubliez pas d’embarquer votre polaire au cinéma pour vous prémunir des assauts glaciaux d’Elsa !



Critique réalisée par Noxat.

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