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Nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer et interviewer le comédien Donald Reignoux, cher aux fans de Kingdom Hearts puisqu'il joue le rôle de Sora dans les deux premiers épisodes numérotés de la saga. L'occasion pour nous d'évoquer avec lui son affect pour ce personnage iconique ainsi que pour la communauté de joueurs. Cette interview évoque également son parcours professionnel, et Donald nous a longuement parlé du métier de comédien : comment le devient-on, en quoi consiste une journée type ? Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à lire cet entretien très enrichissant que nous en avons eu en le réalisant.



KHIsland : Comment as-tu été choisi pour le rôle de Sora ?

C’est marrant, il me semble qu’on ne m’a jamais posé cette question. Je crois qu’il n’y a pas eu de casting. Je ne me souviens plus d’ailleurs, si j’ai été pris d’office ou pas. Ils ont peut-être proposé des noms et comme le client était Disney, il est possible que j’aie été pris uniquement sur recommandation. Étant donné que le premier épisode remonte à 2002, il y a donc plus de 16 ans, ma mémoire a un peu de mal.

Qu'est-ce qui t'a poussé à passer le casting pour ce personnage, s’il y en a eu un ?


Peut-être qu’il y en a eu un. En tout cas, il n’y a jamais de motivation spécifique à passer un casting. Quand on fait ce métier, il n’y a que les grandes stars qui reçoivent des scripts et qui disent s’ils prennent le rôle ou non. Pour 99% des comédiens en France, quand on est libre et qu’on nous propose du travail, on y va. J’étais donc content puisque je suis également joueur, mais j'ai accepté ce rôle par attrait professionnel, ce n'est pas spécifiquement le côté Final Fantasy qui m'a intéressé, d’autant plus que cette licence n'était pas aussi connue qu’aujourd’hui à l’époque. Je ne connaissais pas ce cross-over de Disney avec Final Fantasy. On me l’avait peut-être expliqué brièvement, mais il n’y avait rien de clair, on ne savait pas ce que c’était.

Aujourd’hui, avec un recul de plus de 10 ans, que t’évoque le personnage de Sora, et que représente-t-il pour toi ?


Avec 10 ans de recul, ce qu’il m’évoque n’a rien à voir avec le rôle. C’est surtout toute cette communauté qui m’a accompagné sur les réseaux ces dernières années, et je suis assez impressionné (positivement) de ce soutien pour la VF de KHIII par exemple. Je n’ai pas fait le jeu étant donné que je n’aime pas trop m’écouter, mais le personnage de Sora m’a beaucoup apporté. Ce capital sympathie m’a emporté du côté de la communauté de joueurs, et c’est assez énorme.





A propos de la communauté justement, il faut savoir qu’elle est vraiment très attachée à ta voix. Comment vis-tu cela, le fait qu’elle ait dans un premier temps été très déçue lorsque l’absence de VF dans KHIII a été confirmée, et qu’elle a ensuite pas mal poussée pour tenter de changer cela afin de pouvoir t’entendre à nouveau incarner Sora ?

Indépendamment de perdre ce rôle et que ça reste du travail que j’attendais, je pensais que j’allais le faire, donc j’ai été déçu artistiquement. C’était un rôle que j’aurais aimé développer après toutes ces années d’attente, car même sans y avoir joué, j’aurais tout donné comme j’ai pu le faire récemment pour Spider-Man. Essayer de soigner chaque ligne (et il y en a des milliers dans ce genre de jeu), pour que tout le monde soit content. Si on enlève cette partie travail et continuité du personnage qui s’en va, ça m’ennuie aussi beaucoup pour les fans qui attendaient tous une VF. C’est un peu dommage que ça ne se fasse pas. Je suis encore plus déçu pour la communauté que pour moi personnellement sur la perte du rôle. Je sais qu’il y en a qui ne le feront pas (NDLR : le jeu) à cause de ça.

En parlant de VF, s’il y en avait eu une pour KHIII, étant donné qu’il y aura le monde de La Reine des neiges, comment cela ce serait-il passé pour le rôle de Kristoff que tu interprètes également dans le film éponyme ?

J’aurais abandonné tous les autres rôles éventuels. Étant donné que ma voix est sensiblement la même sur ces personnages, je n’aurais pas pu faire les deux.

Regardes-tu / joues-tu les films, séries / aux jeux pour lesquels tu as prêté ta voix à un personnage ?

Rarement. Je vais être très honnête, je regarde un peu la TV le soir mais je ne suis pas un dévoreur de séries. Je regarde des films de temps en temps, mais avec les enfants et le travail je n’ai pas spécialement le temps d’aller au ciné. Je n’achète pas de Blu-ray, donc forcément c’est plutôt rare de m’entendre sur des films. En plus, ces deux dernières années je n’ai pas fait beaucoup de films. Puis regarder quelque chose que j’ai déjà doublé, et dont je connais donc le scénario, ce n’est pas très intéressant. Je sais ce qu’il se passe et il n’y a plus de surprise.

Comment es-tu devenu comédien de doublage ?

C’était en 1992 et même un peu avant. Je commençais à chanter, à faire des petits génériques de dessins animés à partir de 90. En 92, j’ai eu l’opportunité grâce à Claude Lombard qui cherchait des enfants pour faire du doublage, de faire des tests. C’était du hasard et j’ai continué par la suite à cultiver ce coup de chance. J’avais 10 ans.



Tu as été directeur artistique sur le film Solo, en collaboration avec Claire Guyot. Comment cela s'est-il passé ? Réitéreras-tu l'expérience ?

J’ai fait Star Wars VIII aussi, et c’est très long. C’est vraiment un travail de minutie qui est hyper compliqué à faire. Sur Solo, j’ai fait toute la direction seul, en fait. C’est toute la fin que je n’ai pas faite, tous les rajouts, les confos (NDLR : conformation : exécution, en partant des originaux, du montage final d'un vidéogramme, généralement préparé sur des copies portant les mêmes time code que les originaux.). C’est prendre le film tel qu’il est et rendre un doublage prêt à diffuser, donc c’est une grosse pression, il ne faut pas se rater, surtout sur des films comme celui-ci. C’est un travail qui n’a rien à voir avec le métier de comédien. C’est vraiment prendre un projet à bras le corps et l’amener jusqu’au bout afin que le client soit content. Quand on fait un petit téléfilm de l’après-midi sur une chaîne hertzienne, il y a moins de pression que sur un projet comme celui-là. C’est pour ça que je préfère mon métier de comédien et que je n’irai pas trop dans la case direction artistique, car cela demande trop de temps de préparation. C’est du stress et je préfère m’amuser en comédie mais voilà, Star Wars est une licence qui ne se refuse pas.

Beaucoup de comédien(ne)s de doublage sont tombés dedans quand ils étaient petits, comme nous l'avait dit Emmylou Homs lors d'une précédente interview. Faut-il nécessairement commencer dès l'enfance, ou est-ce un métier que l'on peut apprendre avec le temps ?

Oui, bien sûr. Après, l’avantage de commencer dès l’enfance, c’est que quand tu as la voix d’un enfant encore tout petit et qui n’a pas muée, que tu joues juste ou que tu joues faux, ça restera toujours mignon. On te pardonnera beaucoup plus de choses et ça te permettra d’avancer, d’apprendre sur le tas comme j’ai pu le faire et de te faire ta propre expérience sans pression, car des enfants il n’y en a pas tant que ça et on te rappellera toujours. C’est de l’expérience hyper simple à cultiver parce qu’elle peut se faire au fur et à mesure des années sans aucune conséquence. Maintenant, commencer en étant adulte, si tu vas sur n’importe quel plateau, et que tu fais une séance complètement à côté de la plaque, tu peux être sûr que tu ne seras pas rappelé. Tu fais la même chose quand tu as 8 ans et demi, c’est différent. Il faut être prêt, on peut apprendre sur le tard mais en étant adulte, les cours de théâtre sont obligatoires pour être prêt immédiatement.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui voudrait en faire son métier ?

Beaucoup utilisent le terme « comédien de doublage », mais c’est « comédien » tout court, en fait. Je suis comédien. J’ai fait des court-métrages, j’ai tourné, je fais du doublage, je fais du jeu vidéo, des narrations, des voix antennes pour NRJ, pour Disney, des pubs et je suis animateur pour ES1. Tout ceci fait partie du métier de comédien. Il faut donc apprendre ce métier, et ensuite pourquoi pas se spécialiser dans le doublage. Il faut prendre des cours de théâtre avant toute chose et ce n’est pas obligé d’être à Paris. Des conservatoires, il y en a un peu partout en France. On peut compléter avec des cours privés, reconnus ou non. En étant dans des cours privés à Paris, il y a toujours une bande qui se crée avec sa promotion et tu te fais ton propre réseau comme ça. Le métier débute de cette manière. Le réseau que j’ai aujourd’hui, je ne l’avais pas en 92 ; je me le suis créé tout seul en rencontrant des personnes, en discutant. En n’étant pas comédien et en voulant se lancer, il faut prendre des cours de théâtre et se faire son propre réseau de comédiens, de directeurs de casting, et après on voit où le vent nous mène. Ce ne sera peut-être pas forcément dans le doublage alors que c’était le but premier, il y a plein de chemins possibles. C’est un métier où il y a plein de spécialisations. Il y a un seul et même métier mais il y a plein de branches. Quand il y a du travail et qu’on nous le propose, on le prend. Demain, on peut me demander de tourner une pub pour Blédina par exemple, je l’accepte.





Nous avons pu voir que tu étais un passionné de course automobile. Étant toi-même pilote, ça ne t'a jamais tenté de t'y lancer professionnellement ?

Si, quand j’étais jeune je me suis lancé dans la compétition moto en endurance. J’ai fait des endurances au Mans sur des petites cylindrées et j’ai fait du super motard. J’ai fait le Bol d’Or, le Mans, le Guidon d’Or à Paris Bercy. Enfin, j’ai un petit passif en moto. En voyant que j’étais bon mais pas excellent, il fallait que je m’auto-sponsorise à chaque course. Je mettais la main au portefeuille à chaque fois, j’ai arrêté et je me suis lancé dans les acrobaties moto. Et là, ça a cartonné. On avait un site qui marchait très bien. Aujourd’hui, à l’époque de YouTube on serait dans les tendances. Ça marchait fort début 2000, on faisait 120 000 visites par mois. On avait même créé un rendez-vous de motards à Porte de Saint-Cloud à Paris, et 15 ans plus tard il existe toujours, même si maintenant plus personne ne sait que c’est Roue 2 Ouf qui l’a fait, mais c’était notre spot à l’époque pour rouler. Quand j’ai eu mon accident, je me suis cassé le cou et j’ai failli avoir une tétraplégie définitive. On passait professionnels, on était payés pour faire des spectacles, donc on était vraiment en train de devenir professionnels du métier. Comme j’étais le webmaster, le monteur des vidéos, pilote et le team manager du site, quand j’ai eu mon accident je ne voulais que personne ne reprenne mon bébé, alors j’ai tout arrêté. Maintenant, en voiture, je profite un petit peu d’une plus grande visibilité qu’avant pour pouvoir faire un peu de communication et pour avoir des volants sur des compétitions automobiles, mais aujourd’hui je ne pourrai pas me payer une course tout seul en auto-sponsor. Le prix est beaucoup plus élevé en course automobile qu’en moto, c’est trop cher, mais oui, j’adore ça.

Tu touches un peu à tout dans le domaine du doublage, qu'est-ce qui te plaît le plus ?

De changer de dessin animé, de film, etc. tous les jours. C’est toujours différent et c’est là tout l’intérêt de ce métier.

Qu'est-ce qui est difficile / facile, que préfères-tu ?

Qu’est-ce qui est facile dans ce métier, je ne sais pas… je dirais : « pas grand-chose ». Artistiquement, je préfère les dessins animés. Après 25 ans d’expérience, ça me semble beaucoup plus facile maintenant, mais ça reste un exercice de tous les jours. Tout est un peu compliqué, que ce soit la gestion du quotidien, de gérer son agenda, les prises de rendez-vous, de gérer les finances car les revenus ne sont jamais les mêmes. Il y a plein de choses qui sont compliquées à gérer au quotidien. Sinon ce qui est également compliqué, ce sont les voix antennes pour NRJ ou ES1. C’est un exercice qui est hyper précis, et pour être bien dans la tonalité de ce que veut entendre NRJ sur les bande-annonces, ce n’est pas facile. Et c’est encore plus complexe quand on est amené à faire une promo locale pour un magasin. C’est très difficile d’être stable et d’être bon partout pour que le directeur de magasin par exemple, soit satisfait de ma prestation. Je trouve ça plus dur que de faire une promo de concert. Si on a ce métier, on est là soit pour jouer la comédie soit pour vendre quelque chose quand on fait une pub. Le but n’est pas d’adhérer au programme, mais de faire ce que l’on attend de nous pour que le produit ressorte au mieux et que ça donne envie de le voir. Heureusement qu’on n’est pas obligé d’adhérer à tout pour pouvoir faire ce métier. C’est surtout valable pour les doublages, ce n’est pas tout le temps qu’on fait des films incroyables et qui nous intéressent, mais personnellement j’arrive à prendre du plaisir un peu partout, même quand ce n’est pas mon truc, pour faire le travail du mieux possible. J’essaie d’être au plus précis et de m’amuser sur chaque ligne de texte pour que ça ressorte bien, et ce peu importe le programme.

As-tu déjà pensé à être sur le devant de la scène, faire du théâtre ou jouer dans des films par exemple, devant la caméra ?

Il y a une dizaine d’années de ça, j’étais allé voir un agent qui m’avait dit que je n’étais pas comédien, donc j’ai laissé tomber. Et puis, j’ai tellement de propositions en doublage que j’ai un planning bien rempli. Si demain on m’appelle pour tourner, alors oui, je le prendrai avec plaisir. Mais du coup, après cette expérience, je ne cherche pas spécialement de castings ou de tournages dans cette voie. Si ça vient tant mieux, si ça ne vient pas, c’est pareil. Puis maintenant, avec l’animation que je peux faire sur ES1, je suis très content de faire un truc à côté qui n’a rien à voir avec le doublage et ça change vraiment de mes habitudes. L’animation, c’est vraiment quelque chose que j’adore. J’ai même plutôt envie d’aller dans cette voie plutôt que vers les tournages.





Comment se déroule une séance de doublage ?

Il y a un peu de tout. On peut avoir des journées complètes comme aujourd’hui : juste avant (NDLR : l’interview) j’ai fait 3 studios parce que je n’avais que des petits trucs. Une journée normale c’est 8 heures de travail, mais une journée où on est en galère ça peut monter jusqu’à 12 heures sans problème, même si ça reste exceptionnel. Une journée type c’est donc 8 heures, mais on peut l’aborder de manière différente à chaque fois. Par exemple, parfois on n’a pas le temps et on regarde 2 ou 3 scènes en VO, puis après on y va direct derrière, on réécoute ce qu’on a fait en VF puis on passe à la suite. La plupart du temps d’ailleurs, c’est ça. On regarde une fois la scène en VO, on la refait et après on réécoute. En fait, tout dépend du temps que l’on a. Il n’y a pas de journée type, pas de schéma classique. Je peux faire 25 minutes de doublage en 25 minutes prêt à diffuser, prêt à monter mais je peux le faire aussi en 2 jours. Ça dépend du temps qu’on me laisse et de ce qu’on attend de moi. Plein de facteurs entrent en compte mais c’est souvent le temps qui est déterminant.

Est-ce que tu apprends le texte par cœur ?

Non, c’est là une des grandes libertés de ce métier, c’est qu’une fois que j’ai fini ma journée, je suis là pour ma famille et je n’ai pas besoin d’apprendre mon texte dans le lit le soir. L’avantage du doublage c’est que le texte défile, qu’il n’y a pas besoin de l’apprendre et qu’on a juste à jouer la comédie sur le moment. C’est pour cela que ça demande une dextérité qui n’est pas évidente, pour que le public ne ressente pas qu’on lit le texte. Il faut se libérer de cette contrainte technique de la lecture pour qu’il y ait un jeu juste.

Combien de temps/jours en moyenne faut-il pour doubler un contenu ?

Un épisode ? Ça peut être 30 minutes comme une demi-journée. Un film ? Généralement un rôle principal c’est 2 jours au minimum, si c’est un film d’action dans lequel il n’y a pas beaucoup de dialogues, et jusqu’à 3 ou 4 jours si jamais ça parle beaucoup.

Quel est le rôle que tu as préféré interpréter ?

Spider-Man. Après, Titeuf reste mon chouchou, mais c’est tellement emblématique. J’aime autant l’un que l’autre mais si je dois en choisir un, ce sera Spidey.

Celui que tu as le moins aimé ou le plus difficile tout du moins ?

Le plus difficile a été Andrew Garfield dans Silence de Scorsese, c’était très difficile. Après, le moins aimé, je ne sais pas. Quand je n’aime pas, je ne retiens pas.

Dans La Reine des Neiges, on t'a entendu pousser un peu la chansonnette. Est-ce que si Kristoff chante un peu plus dans La Reine des Neiges 2, tu chanteras encore ou feras-tu uniquement la voix parlée ?

Je pense que je le ferai. De toute façon, je pense que Disney sait que j’en suis capable, et il n’y a vraiment que dans le cas où je me raterais éventuellement qu’ils prendraient quelqu’un d’autre.





Pour revenir à Kingdom Hearts ou aux jeux vidéo en général, comment se passe l’enregistrement des sons « SFX », tels que ceux entendus pendant les combats ("Ah ! allez ! Prends-ça ! Ça suffit ! C’est terminé ! Et tiens !") ? Les enregistres-tu tous d’un coup, ou est-ce éparpillé sur les différentes sessions ?

On enregistre tout d’un coup, ça s’enchaîne directement sans aucune logique ni aucun sens.

Si je te montre ce personnage (NDLR : montre une photo de Seth Cohen, joué par Adam Brody dans Newport Beach), qu’est-ce que cela t’évoque ?

C’est la série assez étrange pour laquelle France 2 a payé 4 saisons, et qu’à chaque fois ils se sont retrouvés sur un accident de diffusion, de téléspectateurs. Ils ont arrêté au bout de la moitié de la 1re saison, et n’ont jamais diffusé le reste. C’est juste du coup pour les ventes de DVD. Ça ne s’est jamais vu, une série qui n’a jamais été diffusée jusqu’au bout. Pourtant elle était très sympa mais mal programmée je pense, pas au bon moment. J’aimais bien cet acteur, je le fais assez régulièrement et je le fais dans une autre série. Je l’adore, il est très cool. Ça m’évoque plutôt de bons souvenirs.

As-tu des souvenirs ou anecdotes à propos de ce tournage ?

Là comme ça, rien ne me vient à l’esprit. Mais à propos de Seth Cohen dans Newport Beach, c’est le premier rôle que j’ai joué après mon accident de moto, où j’ai passé 6 mois à l’hôpital. C’est d’ailleurs pour ça qu’au début de la série j’ai la voix cassée et que le personnage a cette voix si particulière durant la première saison.



A propos d’anecdotes, en aurais-tu quelques-unes à partager, que ce soit sur les tournages ou les castings ?

Non, pas spécialement.

Comment as-tu réagi lorsque tu as appris que tu avais obtenu le rôle d’Andy pour Toy Story ? Est-ce grâce à cela que tu as pu interpréter par la suite de nombreux rôles chez Disney/Pixar ?

Je ne postule jamais, on m’appelle. J’ai passé le casting et c’est un peu le film qui a lancé ma carrière, qui m’a fait connaître dans le milieu. C’est un super souvenir. Déjà car c’est un des premiers vrais films en images de synthèse de Pixar, qui ouvrait une voie. Je sentais qu’il se passait quelque chose avec ce film, donc j’étais hyper heureux d’avoir été choisi. En plus, pour l’avant-première, j’avais été invité et c’était le jour où j’avais arrêté l’école. C’était vraiment une très bonne journée ! Ça m’a fait une belle carte de visite pour la suite de ma carrière.

D’ailleurs, tu fais beaucoup de doublage pour Disney, quelle est ta relation, ton affinité avec l’entreprise ?

Plutôt bonne, j’ai fait beaucoup de choses. C’est pour ça aussi que je me suis retrouvé sur Star Wars alors que je n’ai pas spécialement d’expérience en tant que directeur artistique. C’est parce qu’ils ont confiance et qu’ils savent que je vais chercher des détails, de la précision. C’est cette relation de longue date qui a fait qu’on en est là sur autant de projets avec eux. Il est certain qu’il n’y a qu’avec qu’eux que j’ai cette relation-là.


Nous remercions très chaleureusement Donald Reignoux, pour le temps qu'il a accepté de nous accorder malgré un planning très chargé, ainsi que pour sa sympathie et la richesse des informations qu'il nous a données lors de cet entretien.

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