général > articles > Distant Worlds: music from FINAL FANTASY - Les 30 ans de la saga à Lyon



Le week-end dernier, nous assistions au concert rendant hommage à la saga FINAL FANTASY, qui fête ses 30 ans d’existence. Eh oui, c’est déjà le 18 décembre prochain que cette saga née en 1987 soufflera ses 30 bougies. Une fois n’est pas coutume, Square Enix a décidé d’organiser plusieurs événements cette année pour fêter dignement cet anniversaire et parmi ceux-ci, la série de concerts (qui ne s’était jamais vraiment interrompue) Distant Worlds, qui repart pour une tournée mondiale à cette occasion. Étant passé plusieurs fois par la France, à Paris plus précisément, c’est tout naturellement que nous pensions que le fameux concert allait se dérouler dans notre belle capitale. Cependant, nous avions tout faux, car c’est finalement à Lyon dans la capitale des gaules que se déroula le concert. Ce n’est d’ailleurs pas le premier à s’y arrêter : il y a quelques années, la série de concerts A New World: music from FINAL FANTASY y avait également fait une halte organisée par l’association Gones’ Entertainment Kulture (G’EK Event).

Ce concert s’étant bien passé, l’association décide de réitérer l’expérience de façon plus ambitieuse en proposant de produire le concert Distant Worlds à l’Amphithéâtre de la Cité Internationale, pouvant accueillir 3 000 spectateurs. Comme toujours, on retrouve Arnie Roth en tant que chef d’orchestre ainsi que Nobuo Uematsu en invité, les deux étaient par ailleurs déjà venus à Lyon pour A New World. Pour interpréter nos morceaux favoris, nous retrouvons l’Orchestre Symphonique Confluences, composé de 70 musiciens et 30 choristes lyonnais, ainsi qu’un petit bonus mais nous en parlerons un peu plus loin dans cet article.




La première partie


Une fois bien installés dans des fauteuils plus que confortables, nous sommes fin prêts à profiter pleinement du concert qui démarre de façon somme toute classique par le Prelude sur fond de harpe un tantinet trop enjouée. S’enchaîne ensuite Battle on the Big Bridge (FINAL FANTASY V) tantôt un peu trop rapide tantôt un petit peu trop lent. L’orchestre peine à trouver son rythme. Enfin, ce n’est que l’échauffement dirons-nous.

Histoire de chauffer la salle, la Victory Fanfare retentit, puis ça repart avec The Oath (FINAL FANTASY VIII) et Flash of Steel (FINAL FANTASY XII). On ressent tout de suite dans ce dernier morceau le côté épique et grandiose propre à Hitoshi Sakimoto, tranchant radicalement avec le style de Nobuo Uematsu. Le concert se poursuit avec Searching for Friends (FINAL FANTASY VI) et le thème de Fang (FINAL FANTASY XIII) encore une fois hors tempo, trop lent cette fois.
Puis viennent le célèbre Theme of Love (FINAL FANTASY IV) et Cosmo Canyon (FINAL FANTASY VII).





Le premier traîne la patte tandis que le second est plus engageant et démarre avec des percussions sympathiques. Nous approchons de la moitié du concert et juste avant l’entracte, Arnie Roth nous gratifie d’un Not Alone (FINAL FANTASY IX) correct et malheureusement d’un Apocalypsis Noctis (FINAL FANTASY XV) décevant, que nous attendions avec impatience mais qui manquait clairement de pêche.

L’entracte se profile à l’horizon et le concert pour l’instant, nous laisse un peu sur notre faim. Mais c’était sans compter sur une petite surprise : l’orchestre se mit à jouer Liberi Fatali (FINAL FANTASY VIII) et le public se réveille. Dynamique, avec un peu plus de puissance, nous sommes rassurés et la première partie se termine sur une note positive.

Deuxième partie


L’entracte se termine, les musiciens reviennent sur scène. Arnie Roth prend le micro et nous annonce le programme à suivre. Le concert reprend et là, c’est un tout autre concert qui s’offre à nous. Sur fond d’images tirées de FINAL FANTASY VII Remake, le spectacle reprend avec Opening – Bombing Mission (FINAL FANTASY VII) et quoiqu’on pense de ce remake, le bon montage vidéo et l’Opening interprété avec justesse et passion par l’orchestre donne furieusement envie.
Histoire de se remettre un peu de nos émotions après une reprise haute en couleurs, Arnie Roth prend son violon et fait un solo accompagné de l’orchestre pour nous interpréter Somnus (FINAL FANTASY XV) dans sa version instrumentale. Non prévu au programme, le concert se poursuit avec Torn from the Heaven (FINAL FANTASY XIV) et mis à part la vidéo qui aura spoilé ceux n’ayant pas encore commencé l’aventure, le morceau est très bien interprété. Vient ensuite le thème des Chocobo.




Ayant été échaudée lors d’un précédent Distant Worlds il y a quelques années en arrière, je l’attendais avec impatience dans l’espoir d’une nette amélioration. Je n’ai pas été déçue, plutôt qu’un pot-pourri mal orchestré de tous les thèmes, Arnie Roth a porté son dévolu sur Cinco de Chocobo (FINAL FANTASY VII) et cette fois cela porte ses fruits. L’interprétation est dynamique, pleine d’entrain et représente bien nos chères créatures à plumes jaunes. Décidément, cette seconde partie démarre plutôt bien et c’est loin d’être fini.

Également non prévu au programme, Hymne of the Faith (FINAL FANTASY X) sert d’introduction pour Zanarkand (FINAL FANTASY X) et là, les frissons sont présents, c’est une interprétation quasi parfaite de ce magnifique morceau qui m’aura donné la larme à l’œil. C’est à ce moment précis, qu’une énième surprise (le bonus dont nous vous parlions un peu plus haut) nous est faite : Arnie Roth fait monter sur scène une chanteuse et trois chanteurs d’opéra.

Mais pourquoi donc ? Ce n’était pas prévu non plus, et dès les premières notes nous reconnaissons Opera « Maria and Draco » (FINAL FANTASY VI). C’est le point culminant de la soirée, une dizaine de minutes enchanteresses et très bien mises en scène. Le concert se termine aussi classiquement qu’il a commencé avec le morceau éponyme FINAL FANTASY. Enfin, c’était sans compter sur deux rappels incontournables : le thème d’Aerith, magistral, et One-winged Angel (FINAL FANTASY VII) sur lequel les 3 000 spectateurs présents ont scandé à l'unisson « Sephiroth ! » avec le chœur. Cette fois, c’est bel et bien terminé.





Conclusion


Après une petite frayeur avec une première partie moyenne, la seconde partie releva le niveau et s’avéra de très bonne qualité, comme s’il y avait deux concerts dans la même soirée, c’était le jour et la nuit. La set list était variée et satisfaisante. Un petit mot aussi sur le montage vidéo qui était dans l’ensemble de bonne qualité malgré quelques couacs, répétitions plusieurs fois du même plan ou encore aliasing sur de l’image de synthèse (improbable).

C’était nettement mieux que lors des premiers Distant Worlds où les vidéos projetées n’avaient aucun sens et étaient de piètre qualité. Pour un événement de cet ampleur et devant autant de monde, la qualité était bel et bien au rendez-vous et ça fait plaisir.

Autre point positif, l’organisation. Nous nous souvenons tous des difficultés qu’il y a eu par le passé et G’EK Event nous les a faites oublier. L’association a très bien géré l’événement et la soirée s’est déroulée sans aucun problème. Enfin, la salle dans laquelle s’est déroulé le concert restitue bien le son, les sièges sont confortables et ça aussi, c’est appréciable. Bref, merci à G’EK Event d’avoir organisé cet événement dans les meilleures conditions, merci aux musiciens, chanteurs, au chœur, à Arnie Roth et Nobuo Uematsu. Une bonne soirée, pour un très bel hommage à une saga emblématique. Bon trentième anniversaire à FINAL FANTASY, et kupo à tous !







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